Jeudi, 17 septembre 2020 / 19 h 30 / libre participation
Qu’est-ce que l’écologie intégrale ?
De Laudato si à Querida amazonia

Conférence inaugurale
Gilles DANROC, op, théologien

Nous sommes invités à un déplacement de regard, à un décentrement. Regardons-nous le monde à partir de nous-même… pour imposer notre approche, notre vision (comme nous l’avons toujours fait depuis la « découverte » de l’Amérique) ou bien osons-nous une démarche d’ouverture, d’écoute, pour intégrer ce que nous dit l’autre et rêver avec lui à quelque chose de différent ?
La conférence sera suivie d’un apéritif dînatoire

Jeudi 24 septembre 2020 / 20 h 30 / libre participation
La symbolique du jardin, de la Genèse à l’Apocalypse
Conférence
Jean-Michel MALDAMÉ, op, docteur en théologie (Académie pontificale des Sciences)

Le thème de l’écologie relève de la science et de ses rigueurs d’observation, de formalisation et de prévision. Il relève aussi de l’anthropologie, tant dans ses racines que dans sa mise en pratique. La conscience de leur unité est au cœur de notre recherche. Pour en voir les divers aspects, il est très éclairant de puiser dans une figure emblématique donnée par la Bible : l’arbre au centre du Paradis. Peut-il être tout à la fois « Arbre de la connaissance » et « Arbre de vie » ? L’écologie peut-elle contribuer à retrouver et à vivre l’unité perdue ?

Jeudi 1er octobre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Christianisme et écologie, quelles interférences ?
Conférence
André GOUNELLE, théologien (Académie des Sciences et Lettres),

Nous évoquerons au moins trois manières différentes dont le christianisme a compris les relations entre l’homme, la nature et Dieu. Nous montrerons aussi comment l’écologie doit pousser le christianisme à s’interroger sur la désacralisation de la nature, sur la condition animale, sur le sens de la création et sur la nature de l’éthique.

Jeudi 15 octobre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Les glaciations du passé et leurs traces actuelles
Conférence
Jean-Paul LEGROS, docteur, ingénieur agronome (Académie Sciences et Lettres, directeur de recherches de l’INRA),


Il a fallu attendre le XIXe siècle pour démontrer l’existence de glaciations dans le passé récent de la Terre et le XXe siècle pour établir leur nombre, comprendre leurs causes et estimer leurs paramètres (intensités et durées) . Pour cela on a arpenté les montagnes, percé les glaces polaires et fouillé les fonds marins. L’étude, par exemple, des formes glaciaires principales dans les paysages alpins et nordiques permet de replacer, dans un contexte plus vaste, le changement climatique actuellement observé.

Jeudi le 5 novembre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Volcanisme, foudre et pollutions atmosphériques : une autre histoire de l’environnement dans la longue durée
Conférence
Marc CONESA, docteur en histoire (Montpellier III)

La question climatique s’est longtemps fossilisée sur la seule question de l’effet de serre et du réchauffement climatique. Mais d’autres facteurs, moins perceptibles mais tout aussi conséquents sont aujourd’hui à l’étude.
Dans ce cadre, le projet GIEAN (MSH-SUD) associant physiciens, géologues, médecins et historiens, a pour objectif de comprendre la forte augmentation de l’activité électrique naturelle dont la foudre est le phénomène le plus marquant, et la production de nanocomposites carbonés au fort impact environnemental, mais bien moins perceptible qu’une courbe des températures. Nous tenterons de rendre intelligible des processus physiques et climatiques complexes, en les réinscrivant dans l’expérience humaine, faite d’histoire, de récits, d’objets et de corps.

Jeudi 19 novembre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Pastorale et écologie
Conférence
Mgr Alain GUELLEC, docteur en théologie (évêque auxiliaire de Montpellier.)

Les papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoit XVI et à plus forte raison le pape François, avec les encycliques que l’on sait, ont insisté ces cinquante dernières années sur l’urgence d’un rapport plus humain avec l’environnement. Dans le sillage de ces discours et pratiques, l’Église, en France aussi, réfléchit et agit… Comment un évêque dans un diocèse… se situe-t-il comme pasteur, penseur et acteur, face à ces préoccupations écologiques? Nous avons posé la question à Mgr Guellec.

jeudi 26 novembre 2020 à 20 h 30 / libre participation
L’homme responsable de la terre et des vivants…
Conférence
Jorel FRANCOIS

La terre devient de moins en moins hospitalière pour les vivants, vraisemblablement en raison des récentes modifications et les saccages que l’on sait. S’il est déjà raisonnable d’en prendre conscience, il l’est d’autant plus de faire chacun de son possible pour arrêter la catastrophe et peut-être (qui sait?) ainsi aider à remonter la pente.

Jeudi 03 décembre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Peut-on manger ses bœufs de labours ?
Codes sociaux et culturels du rapport entre les Grecs et leurs animaux domestiques

Conférence
Christophe CHANDEZON, docteur en Histoire de l’Antiquité grecque,
(Montpellier III)

Une étrange loi archaïque grecque assimilait la mise à mort des bœufs de labour à un homicide. Elle s’explique sans doute dans la considération du compagnonnage qui unit dans le travail le bœuf et son maître, conduisant à une quasi humanisation de cet animal. Il était alors aussi inconcevable de manger un bœuf de labour que, pour nous, de manger un chien de compagnie ou de chasse.
Réfléchir à cette loi pose en fin de compte la question du rapport avec les animaux domestiques. Dans l’Antiquité, les débats sur le statut d’animal en général, sur la nature animale de l’homme et, dans un plan plus pratique, sur la consommation de la viande, ont été intenses. Ces débats ont été impactés par l’émergence du concept de nature (physis) qui ne date que du VIe s. a.c. et qui a amené à naturaliser les animaux et à les séparer des hommes par une ligne de partage plus nette.

Jeudi 17 décembre 2020 / 20 h 30 / libre participation
Écologie : de la théorie à la pratique participative
Conférence
Paul-Marcel LEMAIRE, docteur en philosophie (Enseignant retraité, Université d’Ottawa)

Nous vivons dans une civilisation vieillis-sante où pullulent les discours et écrits écologiques, mais la manière de vivre ne suit pas toujours. Un savoir-faire écologique, qui préside à de nouvelles façons de vivre en société, est-il encore possible?

Les mardis 5, 12, 19, 26 janvier ; 2, 9 février ; 2, 9, 16, 23 mars 2021
/ de 20 h à 21h 30 / 70€ / non adh 80€
Voltaire, était-il raciste ?
Séminaire (ouvert à tous)
Jorel FRANCOIS op., docteur en philosophie, théologien

À la question posée, on aurait bien aimé pouvoir répondre par la négative, car Voltaire n’était probablement pas raciste au sens actuel du terme. Mais en même temps il est à ce propos surprenant de constater combien ses rengaines, qui reprennent les préjugés de son temps, et les vulgarisant,
ont contribué à la naissance du racisme. Voltaire raciste ou plutôt racialiste : une étape importante dans l’histoire de ce que l’on commençait alors à appeler « préjugé de couleur ».

Jeudi 7 janvier 2021 / 20 h 30 / libre participation
Pour une lecture écologique des récits bibliques de la Création
Conférence
Hélène de SAINT-AUBERT, agrégée et docteure ès Lettres, bibliste

En Gn 1, Dieu enjoint à l’humanité créée à son image de « dominer » sur les animaux, cependant que Gn 2 présente l’humain comme celui qui « cultive » et « garde » la terre. Dominer ou garder ? Loin de s’op-poser, ces deux postures construisent un discours polyphonique sur le rapport complexe que l’être humain entretient avec la Création. La domination dont il est question n’est pas celle du « maître et possesseur de la nature » auquel songeait Descartes : l’humain est l’intendant et le gardien d’une Création qu’il contribue à parachever, dans une collaboration sainte et jubilatoire à l’œuvre du Créateur.

Jeudi 14 janvier 2021 / 20 h 30 / libre participation
Le mal dans le monde
Conférence
Jean-Miguel GARRIGUES, op, docteur en théologie

La nature est-elle entièrement harmonieuse ou y a-t-il déjà du mal dans le monde physique ? Comment se pose en théologie catholique la question de son origine ? Est-ce seulement l’homme qui perturbe la nature, ou celle-ci porte-t-elle déjà en elle-même imperfection et désordre ? Si c’est le cas d’où viennent cette imperfection et ce désordre ? Comment se pose cette question en philosophie ?
Les mercredis 10 fév. 2020 ; 3, 10, 17, 24, 31 mars ; 7, 14 avril 2021 / de 17 h à 18 h 45 / 60€ / non adh 70€Un droit à l’environnement : le meilleur des mondes juridiques ?
Séminaire (ouvert à tous)
Joseph-Thomas PINI, op, agrégé de droit public (ancien professeur à Aix-Marseille Université)

De plus en plus répandu dans les textes constitutionnels et internationaux
depuis les années 1990, la reconnaissance d’un « droit à l’environnement (sain) » pourrait être tenue non seulement pour une étape de progrès dans la garantie des droits de l’homme, mais aussi pour une pierre de fondation d’un ordre sociétal réorienté. Or la rupture et les incertitudes qu’elle porte amènent à s’interroger préalablement sur son contenu, sa portée et ses implications, pour contribuer à permettre de juger en connaissance de cause d’un possible ou probable « ordre environnemental ».

Jeudi 04 mars 2021 / 20 h 30 / libre participation
Chimie et écologie : une coexistence possible ?
Conférence
Yveline RIVAL, pharmacien et chimiste (ancienne Vice-doyenne, faculté de pharmacie, Strasbourg – MCH – HC),

La chimie a plutôt mauvaise presse. Si elle est partout ou presque, et nous est utile à plus d’un titre, si elle habite notre quotidien et l’améliore à bien des égards, elle serait aussi, avec la physique, pour beaucoup, selon certains, dans la dégradation de l’environnement. Nous avons demandé à Mme Rival, chimiste et pharmacien, ce qu’elle en pense.

Jeudi 15 avril 2021 / 20 h 30 / libre participation
La doctrine sociale de l’Église de Léon XIII à François
Conférence
Rémy BERGERET, op., docteur en théologie (Académie des Sciences et Lettres)

Il y a eu les Pères de l’Église avec la destination universelle des biens et puis le traité de la justice de Thomas d’Aquin. En dehors de ces deux périodes, la théologie morale est restée assez discrète, voire silencieuse sur les problèmes sociaux et économiques. A la fin du XIXe siècle, on a le sentiment que l’Église avait perdu la classe ouvrière. C’est dans ce contexte que Léon XIII publie en 1891 « Rerum novarum – Des choses nouvelles », c’est-à-dire les conséquences de la Révolution industrielle sur la société. Par la suite, tous les 10 ans (ou presque), les papes successifs ont fait écho à ce document majeur. « Laudato si » apparaît comme le point d’orgue de cette réflexion continue qui a traversé tout le XXe siècle.

Jeudi 6 mai 2021 / 20 h 30 / libre participation
Teilhard et l’écologie
Conférence
Hilaire GIRON, de l’Académie des sciences et lettres, ingénieur chimiste, président de l’Ass. des Amis de Pierre Teilhard de Chardin.

La noosphère : un écosystème d’émergence de l’amour pour l’humanité – soit pour son avenir, si chacun de nous contribue à employer les forces de solidarité (se montre solidaire de ce projet), soit pour sa destruction, si chacun d’entre nous cède aux forces de désunion de l’égoïsme

Jeudi 03 juin 2021 / 20 h 30 / libre participation
Vivre l’écologie dans le corps et l’esprit
Conférence
Isabelle MORIN-LARBEY (Lettres modernes, droit)

Comme le titre l’indique, nous avons de-mandé à Isabelle Morin-Larbey, co-présidente de la Fédération nationale des enseignants de yoga, de nous montrer comment l’enseignement et la pratique du yoga peuvent aider à vivre dans un certain équilibre et le respect de soi-même, des autres, de la terre et de l’environnement en général.

Jeudi 17 juin 2021 / 20 h 30 / libre participation
Méditation chrétienne, écologie et spiritualité
Conférence
Michel BERNARD, coach, écrivain, animateur de méditation chrétienne

Cette conférence portera sur l’importance de cultiver une écologie intérieure, pour favoriser une transition intérieure à partir d’une démarche spirituelle (prière, méditation, reliance à la nature et au vivant…) avec l’enjeu de changer nos comportements sociaux en profondeur.