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Lilian ESTRADÉ
doctorant en histoire contemporaine, Montpellier III
Libre participation
Ladite question n’est qu’un point de départ. Depuis Daniel Halévy et son Essai sur I ‘accélération de l’histoire (1948), on ne cesse d’y répondre favorablement — en philosophie avec Christophe Bouton, ou en géopolitique avec Thomas Gomart, qui ont publié coup sur coup leur Accélération de l’histoire (2022 ; 2025).
L’histoire semble bel et bien s’accélérer, comme un drame humain et divin, qui ne se répète pas mais qui s’ enfonce. Répondre par un « oui » presque réflexe risquerait toutefois de vider tout le poids ontologique de l’homme dans la temporalité. Cette dernière a sans doute ses régimes de
vitesse ; mais le rôle de l’homme en son sein invite à renverser la question : par quoi l’histoire est-elle retenue ? Plus complexe, la réponse est aussi plus profonde.
Lilian Estradé ne promet rien, sinon de mettre les mains dans le cambouis de la philosophie « chrétienne » de l’histoire — mais pour lui, qui écrivait ces lignes durant l’été dernier, l’heure était aux cigales, sous lesquelles il s’efforçait d’attendre, avec angoisse, ce qu’il espère mais ne devine pas : la fin de l’histoire. |